01 mai 2007
123 - Sur le regard des autres

Je suis le genre de mec qui commence 50 millions de trucs dans sa vie et qui en fini 2. Depuis des années, j'ai commencé des courts métrages, des animations, des romans, des projets de sculpture, de peinture, de décoration, j'en ai vraiment commencé des masses, et j'ai du finir juste un clip d'animation (qui m'a été supprimé par dailymotion car considéré comme porno... alors que même pas, enfin bon)
Bref, je crois que j'ai une hypothèse sur ça. Le regard des gens m'importe, et peut etre un peu plus que je ne le pensais. Et comme je suis du genre à avoir besoin d'avis, d'encouragements, je montre toujours ce que je fais autour de moi, même si c'est pas fini. Surtout si c'est pas fini d'ailleurs. Et du coup j'écoute les avis, les conseils, les idées, et puis il y a toujours un moment, où, près du but ou pas, j'abandonne mon projet...
C'est possible que les idées soient liées. Le regard des autres sur ce que je fais et la propension à le terminer. Peut-être devrais-je essayer de faire quelquechose d'un bout à l'autre avant d'en dire quoi que ce soit à qui que ce soit. A voir...
14 mars 2007
087 - Perrette et les Prada

Perrette dans son sac ayant des lunettes Prada
Qu’elle venait de vendre sur Ebay
Prétendait arriver sans encombre à Châtelet.
Habillée comme une pute elle allait à grands pas ;
Ayant mis ce jour-là, pour être plus sexy,
Sa mini-jupe, et ses bottes Gucci.
Notre jeune fille ainsi troussée
Comptait déjà dans sa pensée
Tout le prix de ses lunettes, en employait l'argent,
Achetait une robe Dior
Qu’elle avait repérée il y a un moment.
Il m'est, disait-elle, facile,
De dégotter avec cette robe un richard du bel âge :
Pour draguer je suis habile,
Si je joue bien il m’emmènera en voyage.
Au Seychelles je lui joue le grand jeu,
Et de cadeaux il me couvrira.
Des bagues, des colliers, de mille feux
En mariage alors il me demandera.
J’attends un an et je demande le divorce
Et je lui prends le pactole de force.
Perrette là-dessus traverse sans regarder
Et par une voiture se fait renverser.
Point de mal mais plus de Prada,
Adieu mariage, bijoux, richard et Seychelles.
Tous ses rêves s’arrêtent là.
Ses copines apprenant la nouvelle
Se foutent de la gueule de la malheureuse
Et l’appellent désormais la gueuse.
02 mars 2007
075 - Rendons grâce aux Grâces

Tout d'abord je tiens à préciser que la photo ci-dessus n'est absolument pas un tableau des grâces. Oui, en effet ça n'a aucun rapport avec le sujet, mais j'aime bien cette photo.
Les Grâces chez les Romain, ou Charites chez les Grecs sont trois déesses personnifiant tout ce qui, dans la vie représente la plénitude : la séduction, la beauté, la nature, la créativité humaine et la fécondité. Elles président à tout ce qui est ludique et gratuit : la sexualité qui n'est pas de l'ordre du devoir conjugual, la nourriture quand on n'a pas faim, l'activité sportive qui n'est pas nécessaire, comme la danse. Euphrosyne, Thalie et Aglaé, dirigées par Apollon, sont trois déesses plutôt sympas.
Franchement, dans le monde où nous vivons, au lieu de nous embarquer dans des sectes, de croire en des rites qui préconisent l'abstinence où le jeûne, remettons au goût du jour l'adoration des Grâces ! Si tout le monde pouvait manger sans avoir faim, bouger sans que ça ne soit obligé, faire l'amour sans le devoir, ne serions nous pas dans le meilleur des mondes?
Qui a dit Mai 68? Non, je n'ai rien fumé d'illicite, c'est mon utopie du vendredi soir...
Source : Wikipedia
21 février 2007
067 - Signes du destin

Vous est-il déjà arrivé de penser à quelqu'un au moment même où cette personne vous appelle? Notre route est-elle ponctuée de signes du destin, peut on accorder du crédit à la synchronicité?
Ce matin, en arrivant au bureau je fredonne un air totalement improbable, vous savez le genre de musiques tombées dans l'oubli, comme Scatman, ou les L5, et ben là, je fredonnais donc Gangsta's paradise de Coolio, je sais absolument pas pourquoi je chantais ça, mais toujours est-il que deux heures plus tard, toujours en train de travailler, devinez ? Ca passe à la radio. Bon ok, ici on écoute FIP, du coup c'est une version super bizarre, par Stevie Wonder qui s'appelle Pastime Paradise (si ça se trouve c'est l'originale...), bref toujours est-il que la coïncidence est étonnante.
Et que penser du corbeau qui me regardait par la fenêtre de l'escalier de secours alors que je descendais fumer une cigarette?
Selon Jung, "Une synchronicité apparaît lorsque notre psychisme se focalise sur une image archétypale dans l'univers extérieur, lequel comme un miroir nous renvoie une sorte de reflet de nos soucis sous la forme d'un évènement marqué de symboles afin que nous puissions les utiliser. Nous nous trouvons face à un "hasard" signifiant et créateur."
Il s'agirait donc de hasards qui n'en sont pas vraiment, et qui, si nous sommes assez "ouverts" à eux, nous permettraient, en les remarquant et les interprétant de nous diriger dans telle ou telle direction, ne suivant pas logique, mais plutôt l'instinct.
Bien entendu, cette thèse est très controversée, mais n'est-ce pas plaisant et mystérieux de penser que certaines choses nous échapperons toujours et sont régies par quelque chose...
Sources : wikipedia, et ici
29 janvier 2007
048 - Impuissance

Cette nuit j'ai fait un cauchemar.
Tu étais là, devant moi, et tu m'as dit que tout était fini.
Les larmes aux yeux tu es parti.
J'ai tenté de te retenir, mais ce n'était pas possible.
Je suis resté pendant un bon moment les yeux dans le vague, la bouche ouverte.
Et pour la première fois, plus rien n'arrivait jusqu'à mon esprit.
J'étais dans un état catatonique, comme si le monde venait de s'arrêter de tourner.
Je ne sentais pas la condensation de la fenêtre qui me coulait, froide dans le dos.
Je ne sentais pas le parquet dur ni mes ongles enfoncés dans mon cuir chevelu.
Le temps s'écoulait pourtant, et je ne saurais jamais combien.
Et puis ma vue est revenue, mon sang a recommencé à affluer dans mes veines.
Et en un temps record, toutes les émotions humaines me sont passées dessus,
En un ras de marée destructeur.
La peine, l'incompréhension, la haine, l'amour, le désir, la tristesse, le refus.
Tout ça m'est semblé impossible.
Je voulais crier, hurler, pleurer. J'étais comme mort.
Je me suis réveillé en sueur. Ce n'était qu'un rêve.
03 janvier 2007
018 - Les Nains de Blanche Neige

Pourquoi Blanche Neige est un des chef-d'oeuvres de Disney ?
C'est en regardant ce dessin animé l'autre jour avec ma moitié que nous nous posions (comme souvent) des questions existentielles par rapport à ce sujet. Et voici nos conclusions :
Tout d'abord, le dessin. Il est doux et les couleurs, pastels, nous rappellent les coloriages de notre enfance.
La musique ensuite. Elle est très riche dans ce dessin animé. Les chansons s'enchaînent tout au long du film et sont, même pour un Disney, très nombreuses.
La marâtre. Inspirée de l'actrice Joan Crawford, on a beau dire, même si c'est une méchante, elle est super canon. Maquillage permanent superbe, port altier et diadème super design, on l'envierait presque. Dans la première scène, quand elle ordonne au garde de tuer Blanche-Neige, sont petit geste du cou à la Beyoncé est superbe (comprendra qui pourra). D'ailleurs, franchement elle est plus belle que Blanche Neige, malgré les dires du Miroir. Celle-ci a le teint blafard et la coupe de Mireille Mathieu. Mais alors pourquoi aime t-on cette princesse???
La princesse. Blanche Neige est fantastique ! Il n'y a qu'à la voir se mouvoir. Elle ne marche jamais, elle ne bouge pas, elle danse ! Tous ses mouvements sont une chorégraphie. Notamment durant le passage où elle fuit dans la fôret. Ses mouvements sont une suite de pas de danse, dont un certain nombre de classique.
Sa voix enfin. Blanche Neige ne parle pas : elle chante. Ecoutez la parler. Son intonation est celle d'une chanson. Tout ceci fait d'elle une vraie princesse. C'est vrai, les princesses ne vont pas aux toilettes, ne pètent pas non plus, elles préfèrent chanter et bouger avec grâce, même lorsqu'elles occupent leurs journées à faire le ménage, mais avec tellement de grâce.
Regardez ce dessin animé de nouveau. Vous ne le verrez plus du même oeil.
28 décembre 2006
013 - La quête du Graal
J'ai déjeuné ce midi avec une amie qui est dans une position intéressante.
Si l'on sait au fond de nous-même que la personne avec qui on partage à un moment donné n'est pas celle avec qui on doit passer le restant de sa vie, si on sait pertinemment qu'on ne l'aime pas ; ou du moins qu'on l'aime suffisamment pour se sentir bien à ses côtés, mais pas assez pour ne pas avoir peur de l'avenir dans ses bras, que doit-on faire?
Dans un sens, c'est faire preuve d'égoisme que de rester avec une personne qui vous aime mais que vous n'aimez pas, même si elle est au courant. Car quand bien même elle sait que vous n'aurez jamais les mêmes sentiments qu'elle peut vous prodiguer, je pense qu'elle espère toujours qu'un jour viendra où ce sera le cas.
De l'autre côté, on n'est pas sur Terre pour le bien des autres. Chacun pense ce qu'il veut, mais dans les histoires d'amour, on a la plupart du temps la faculté de ne penser qu'à soi. Alors être avec quelqu'un qu'on n'aime pas parce qu'il vous apporte tout le confort et le réconfort dont vous avez besoin à ce moment donné, s'il est au courant, est certes égoïste, mais correct et justifié.
Mais ce qui me taraude, moi, c'est cette question : comment faire pour rester avec quelqu'un tout en sachant qu'il ne vous satisfait pas pleinement, et que vous n'envisagez aucun avenir avec? C'est comme décider de vivre sans rêve. Pour moi, c'est impossible, inconcevable. Sans rêve, on meurt !
Si jamais ma moitié me lisait, ne t'inquiète pas, ce n'est pas une façon détournée de parler de nous. Pas de problème, je t'aime de tout mon coeur, et c'est bien parce que je rêve de nous, de notre avenir, que je suis heureux.







