22 octobre 2007
140 - Save the world
La minute écolo du jour... Pour parler de Un jour sur Terre, le film documentaire en ce moment au cinéma.
Si vous aimez les belles images, alors n'hésitez pas, sincèrement vous ne serez pas déçu... Les images en accéléré de fleurs qui éclosent, des panoramiques splendides, sur écran géant, ça en jette.
Petite piqûre de rappel également sur la prise de conscience qu'on est quand même en train de foutre en l'air la Terre. Ouais, c'est vrai on le sait déjà, et l'effet de serre, tout le monde connaît, la banquise qui fond, on le sait aussi, et pourtant, ben on fait pas grand chose.
Et alors la révélation de ce film, pour moi, c'est la paradisier. Cet oiseau, qui fait partie de la famille des corvidés, appelé également oiseau de Paradis est caractérisé par un pelage absolument hors du commun chez le mâle adulte (alors que les femelles sont assez moches... enfin je dis ça, je dis rien...)
Et bien on m'aurait dit qu'une parade nuptiale d'oiseau me ferait exploser de rire en plein ciné, je n'y aurait pas cru, et pourtant... Le piaf qui retrousse ses poils pour faire apparaître un smiley noir et blanc sur pattes qui danse... Il y a une quarantaine d'espèces différentes de paradisiers, et sincèrement, ils ont tous l'air perchés ces oiseaux. Doit faire trop chaud sous l'équateur. Quand ils dansent pour séduire leurs femelles on dirait des camés, et ils font des bruits étranges qui se rapprochent assez de ce qui se fait en techno... La nature est quand même étrange parfois.
20 octobre 2007
138 - Quinze-euros-zéro-neuf

... soit 99 francs... le film de Jan Kounen avec Jean Dujardin que j'ai vu hier soir.
Octave est le maître du monde : il exerce la profession de rédacteur publicitaire. Il décide aujourd'hui ce que vous allez vouloir demain. Pour lui, "l'homme est un produit comme les autres". Octave travaille pour la plus grosse agence de pub du monde : Ross & Witchcraft, surnommée "La Ross". Il est couvert d'argent, de filles et de cocaïne. Pourtant, il doute. Deux événements vont bouleverser le cours de la vie d'Octave. Son histoire d'amour avec Sophie, la plus belle employée de l'agence, et une réunion chez Madone pour vendre un film de pub à ce géant du produit laitier. Le doué Octave déjante alors et décide de se rebeller contre le système qui l'a créé, en sabotant sa plus grande campagne. De Paris, où négocient les patrons d'agences, à Miami, où l'on tourne un spot sous antidépresseurs, de Saint-Germain-des-Prés à une île perdue d'Amérique Centrale, Octave parviendra-t-il à échapper à sa prison dorée ? (site officiel)
Je n'ai pas lu le livre de Beigbeder, mais j'ai été réellement séduit par ce film. Jean Dujardin, alias Octave, est un personnage que l'on déteste assez rapidement. Il a cette arrogance que l'on retrouve dans Hell de Lolita Pille. Et puis on commence à découvrir son mal-être, son dédain pour son monde, pour lui-même, et on commence à le trouver attachant.
La publicité, son monde impitoyable... Selon ce que m'ont dit les gens que je connais qui y bossent, ce n'est plus vraiment comme ça aujourd'hui. La drogue, le sexe, les "artistes" qui peuvent tout se permettre, ça ne marche plus comme ça. Mais ya des restes.
Je me souviens que depuis tout petit j'ai toujours adoré les pubs. Quand j'avais dix ans, je faisais des concours avec ma soeur, tout en mangeant la soupe. On devait ne surtout pas regarder la télé, et deviner quelle était la pub qui passait à la télé, juste en écoutant.
Et puis j'ai choisi la presse. Un jour peut-être, je serais moi aussi Octave Parango, à décider ce que vous allez désirer demain.
En attendant, voici un spot que ceux qui reçoivent régulièrement les conneries par mail connaissent sûrement déjà. Dans la publicité, au départ 4 spots radio pour Low Alice, écrits par Benjamin Sanial, qui ont été repris par Antonin Waterkeyn dans cette animation culte.
15 octobre 2007
136 - Sa Majesté le gros porc

Comme ceux qui consultent ce blog le savent déjà, je suis d'ordinaire plutôt bon public. J'aime à peu près tout ce que je vais voir au ciné, dans tous les styles... Et ben là, je suis allé voir un film franchement pourri, à savoir Sa majesté Minor, de Jean Jacques Annaud, avec José Garcia et Vincent Cassel.
D'un bout à l'autre, c'est une farce grotesque et ridicule. Il y a une confusion assez évidente entre le côté sexuellement libéré des grecs et l'interprétation très graveleuse qu'en a fait le réalisateur.
Même le ton n'est pas cohérent tout au long du film. La fin, en l'occurence, avec une scène pseudo dramatico-tragique ne fonctionne pas du tout. On n'y croit pas une seconde.
Toute la partie graphique n'est ni faite, ni à faire. Sans vouloir faire le donneur de leçon, mais travaillant néanmoins dans le domaine du visuel, je ne sais vraiment pas où ils ont trouvé l'équipe qui s'occupe de la partie graphique, mais la scène du rêve, pour ne citer qu'elle, c'est moche, ça ne sert à rien, et on ne comprends pas.
Le casting n'aide pas non plus. Cassel en satyre qui se tape un tronc d'arbre, ça le fait pas du tout, et ça fera une tâche dans sa carrière. Claude Brasseur devrait se mettre à la retraite, et la petite mignonette, Mélanie Bernier, est très fausse dans son personnage.
Une comédie, donc, à la française, un peu trop peut-être, que je ne vous conseille vraiment pas.
03 octobre 2007
134 - Three hundred

Une partie de ma soirée hier soir fut consacrée au visionnage du film 300. Je ne vais pas m'attarder sur le sujet, mais...
Il faut dire que c'est un peplum sans grand intérêt, le scénario n'étant pas extraordinaire, et pourtant...
J'ai été plus que séduit par ce film pour son esthétique. Les images sont belles, la lumière extraordinaire, les plans variés, les façons de montrer la mort, l'amour, le délire originales.
Je me suis même fait la réflexion pendant le film qu'une tête coupée qui voltige en l'air, avec cette façon de traiter les images, le ralenti approprié, devenait esthétique. A voir donc, rien que pour ça, ça vaut le coup.
Un aperçu ici
11 mai 2007
129 - Section police judiciaire criminelle des experts

Vous connaissez toutes ces séries : New York Unité Spéciale, New York section criminelle, New York Police judicière, NCIS : enquêtes spéciales, Les Experts Manhattan, Miami, Las Vegas, FBI portés diparus... Elles sont toutes basées sur le même concept. Et pourtant, on les aime toutes. Enfin moi, je ne m'en lasse pas. Qu'est ce qui fait que ces séries qui présentent de telles similitudes marchent toutes autant?
Morceaux choisis d'un 20 minutes spécial séries américaines.
Le succès des séries américaines (ici en l'occurence pas uniquement des séries policières), repose sur la maîtrise de l'intrigue. Le format US et ses nombreuses coupures pub oblige un maintient constant de l'attention. Ainsi "on observe en moyenne un rebondissement toutes les dix minutes". Deuxième point important : chaque épisode est indispensable. Les personnages évoluent, une trame de fond les rend proches de nous et cette trame avance tout au long des épisodes. Enfin les plus grands producteurs de séries viennent du cinéma. Ils ont donc une "écriture aboutie, un esthétisme" proche de celui du grand écran.
Plus particulièrement sur les séries policières, elles se fondent sur "la réflexion des personnages, leur capacité à raisonner". Bien qu'ils disposent de moyens technologiques impressionnants (vous savez, le coup de la webcam où on peut agrandir à mort jusqu'à lire à l'envers dans le reflet d'une théière le numéro de téléphone griffoné au crayon de papier...), c'est toujours par déduction et observation qu'on trouve les coupables. Les spectateurs aiment ces raisonnements et comprendre "comment passer du détail à la preuve".
Les équipes également sont importantes. Que ce soient des binômes, ou des trinômes ou des... les relations qu'ils ont entre eux nous captivent. "Tu crois qu'ils vont sortir ensemble?", "C'est normal, elle est triste elle s'entend plus avec son mari", "ils sont génés parce qu'il a du se passer un truc entre eux." Et dans chaque équipe, des fortes personnalités sont souvent symboles de succès, comme l'incontournable Grissom dans Les Experts : Las Vegas.
Du coup, chaque chaîne se lance, c'est la course à l'annonceur, à commencer par France 2 avec FBI portés disparus, suivis par TF1 et ses Experts et M6 avec NCIS : enquêtes spéciales.
Tant que ça marche, je joue hein...

..... Le palais de la cacahuète à Paris .....
10 mai 2007
128 - Arachnophobie
J'ai été voir Spiderman 3 au cinéma.
Et j'ai bien aimé. (waou le commentaire qui déchire) Bon développons. J'avais bien aimé le premier, un peu moins le deuxième, et j'ai trouvé que ce troisième volet de l'homme Araignée était mieux que les deux autres. Plein d'effets spéciaux, l'histoire est plutôt sympa.
Bon version langue de pute maintenant. Quand Tobby MacGuire, alias Peter Parker fait le beau gosse dans les rues de NY, il est pas crédible une seconde. Son petit déhanché à la Travolta dans Saturday Night fever, ça le fait pas du tout. Et quand il est dans son costume sans le masque (donc quand ce n'est pas des images de synthèse), on a vraiment l'impression qu'il crie par tous les pores de sa peau que son costume est trop petit et qu'il aurait pas du manger autant entre le 2 et le 3.
Sinon, c'est bien.
08 mai 2007
127 - Shortbus

Hier soir, nous avons regardé Shortbus, de John Cameron Mitchell. C'est un film que je voulais voir il y a longtemps déjà, mais que je n'ai pas eu l'occasion d'aller voir sur grand écran.
J'avais beaucoup apprécié le premier film de Mitchell, Hedwig and the Angry Inchs, dont j'ai déjà parlé ici.
Et bien encore une fois, ce mec est dingue. C'est tout un univers qu'il dépeint, c'est ça, comme de la peinture, avec du son. C'est vraiment superbe, c'est touchant, c'est franchement bouleversant.
Et pourtant, c'est cru. On est tout de suite dans le bain avec la première scène, où on voit chacun des protagonistes en train de s'adonner à divers plaisirs sexuels, dont une autofellation d'un des rôles principaux qui met plutôt carrément dans l'ambiance.
Du sexe, il y en a, beaucoup, et rien n'est caché. John Cameron Mitchell voulait faire un film où rien ne serait censuré, où les scènes de sexe ne seraient pas simulées. Et bien que ce film soit effectivement très sexuel, très osé, rien n'est choquant, et pas une fois les scènes de partouzes ne sont vulgaires ou pornos, même si ça peut paraître paradoxal.
Allez voir le site officiel, et dans la rubrique participants, lisez le projet du réalisateur, c'est vraiment très intéressant.
05 avril 2007
110 - Manga power

Précision : sur cet article, mon avis sur le film n'est pas objectif.
Séance de ciné hier soir. Les Contes de Terremer de Goro Miyazaki.
Les aventures du jeune Arren, prince du royaume d'Enlad, qui va s'allier aux forces du grand magicien Epervier, pour rétablir l'équilibre du monde rompu par une sorcière maléfique. Dans le combat qui s'annonce, Arren et Epervier croiseront la route de Therru, une mystérieuse jeune fille. Ensemble, ils dépasseront leurs peurs et uniront leurs destins pour mener le plus fascinant des voyages.
Nous partons en retard de la maison, et arrivons au ciné au moment où le film commence. La bonne nouvelle c'est que grâce aux relations de mon mari, on ne paie pas, la mauvaise c'est que le film est commencé et qu'il fait tout noir dans la salle. C'est pas que j'ai peur du noir, c'est juste que j'ai pas super envie de me casser la gueule.
Dix minutes plus tard, je commence à me mettre dedans. Mais c'est quoi cette couille? Une grosse poussière se cale sur l'objectif et bouge inexorablement projetant son ombre sur l'écran... La bonne nouvelle c'est que c'est dans un coin de l'écran, la mauvaise c'est qu'elle va rester en place pendant un quart d'heure.
Je ne sais pas comment les salles sont foutues ici, mais on entend les pubs de la salle d'à côté. C'est assez perturbant. La bonne nouvelle c'est que ça va pas durer longtemps, la mauvaise c'est qu'une connasse à gauche va prendre le relais et papoter pendant tout le reste du film.
Mis à part ça, le film est bien. Les dessins sont très jolis. L'histoire est sympa. Mais il manque le petit plus qu'avait son père. L'humour qui restait en trame de fond tout au long de ses films, il n'est pas présent dans celui-là. Et puis quelques longueurs. Quand la jeune Therru chante, c'est joli, mais un extrait aurait suffit. Ou alors elle est vraiment super longue cette chanson...
Bref, ce film est quand même bien, il reste abordable pour les enfants tout en parlant de sujets assez grave comme la peur de la mort. Mais il aurait pu être mieux. Miyazaki junior a encore quelques progrès à faire, mais vu ce qu'il fait aujourd'hui, il est en passe de faire au moins aussi bien que son père.
Sources : allocine
25 mars 2007
098 - And now, heroes continues

Depuis une semaine déjà, nous regardons, avec mon chéri, les épisodes de la série Heroes, qui sortira en France dans le courant de l'année. Je ne vais pas faire le découvreur de talent parce que ça fait un moment déjà qu'on en parle un peu partout sur les blogs.
Au début, alors que notre colloc' me disait que c'était "génial, super, trop bien, un truc de fou", j'étais sceptique. Une série de plus, alors qu'on était en plein dans Desperate... Et puis on s'y est mis. Et franchement au bout de deux épisodes, on est accro.
Ce que je trouve vraiment sympa dans cette série, c'est que les héros qui ont un super pouvoir, c'est pas comme Batman ou Superman, ils le maîtrisent pas vraiment. Ce pouvoir leur tombe dessus un peu comme une maladie, ils savent pas trop quoi en faire. C'est des gens normaux qui découvrent un truc qu'ils ne connaissent pas. Les personnages en sont vachement touchants.
Et puis le truc, c'est que les séries d'aujourd'hui, elles sont quand même vachement bien faites. Que ce soit Desperate Housewives, Lost, ou Alias, elles ont toutes quelquechose d'addictif. Un suspense insoutenable, un scénario vachement travaillé. Du coup, ben ça marche.
Alors pour tous ceux qui aiment les VOST et qui se débrouillent, les épisodes sont trouvables. Et pour les autres, branchez vous dès que ça arrive en France, c'est Génial...
22 mars 2007
096 - Et puis Paulette

J'ai vu hier soir Ensemble c'est tout, de Claude Berri, avec Audrey Tautou, tiré du roman du même nom d'Anna Gavalda.
J'y suis allé un peu sceptique, en fait, bien que déterminé à vouloir le voir, mais c'est comme ça à chaque fois que vous voyez un film dont vous avez déjà lu le roman. Quand on lit, on s'approprie les personnages, on leur invente un visage, et parfois, même souvent, le résultat sur pellicule est décevant.
Et bien cette fois, en sortant du ciné, j'étais content de ne pas être déçu. Le film est très joli. Le réalisateur a pris des libertés par rapport au roman, mais l'essence même de ce qui fait que cette histoire est belle est toujours là. J'étais sceptique aussi sur le choix des personnages, Audrey Tautou dans le rôle de Camille ou Guillaume Canet dans le rôle de Franck, et puis finalement, après quelques minutes, on arrête de penser à la Camille ou au Franck qu'on imaginait en lisant, et on se prend au jeu.
C'est touchant, c'est simple et joli, et on en ressort le coeur plus léger. Un peu bouleversé mais heureux. Comme quand on ferme le bouquin.







